Pourquoi j'ai décidé d'accompagner les femmes enceintes


Aujourd'hui je vous partage mon POURQUOI. Pourquoi je fais ce que je fais, ce qui a contribué à où j'en suis dans ma vie de femme et d'accompagnante.


Quand on envisage l'accouchement, souvent on a des souhaits, des envies, des rêves, des objectifs, accoucher comme ceci, comme cela.

Et on se prépare en ce sens.

Et parfois cela se produit ‘comme prévu’. Et parfois pas.

Cela ne veut pas dire que cela se passe mal, mais c’est différent de ce qui avait été envisagé.

Et c’est OK.

Ce n’est pas tant le décalage entre idéal et réalité qui est source de grande difficulté, au moment de l’accouchement, et en post-partum. C’est le sentiment de n’avoir pas bien fait, pas fait comme il fallait, de ne pas avoir été capable, d’avoir loupé quelque chose.


Bien-sûr ma démarche aujourd’hui est teintée de mes croyances, et aussi de mon vécu.

J’ai 2 enfants. Et 2 vécus d’accouchement radicalement différents.

Accouchement traumatique pour le 1er, accouchement super pour le second.


Pour mon premier, j’étais percluse de peurs, certaines conscientes et d’autres que je planquais bien sous le tapis (#onfaitcequonpeutaveccequona). Et puis j’avais des croyances limitantes, sans le savoir (les vécus d’accouchement des femmes de ma famille auxquels je m’identifiais, sur les capacités de mon corps, de mon mental, sur celles du papa à être là ‘comme il faut’ le jour J, et j’en passe!)

Je n’étais pas encore dans l’accompagnement et pas formée à l’hypnose à cette époque. Bref, j’étais dans l’évitement, pas dans la conscience. Et vous savez quoi?

Ben ça a bien piqué, pendant 3 ans après.

Ça a piqué, c’est ce que je peux dire aujourd’hui que cet épisode de ma vie est complètement digéré. Mais j’étais littéralement en souffrance. Dans mon corps (maltraitance obstétricale, instruments), dans mon coeur (culpabilité ++, injustice, tristesse, colère..), dans mon couple (incompréhension, rancoeur..), avec mon bébé (épuisement, sur-investissement..).

Une chape de plomb dans ma tête, en permanence. 3 ans après, je pleurais encore en parlant de mon accouchement (c’est ce qui ma poussé à ouvrir la porte d’un hypnothérapeute d’ailleurs ;-).


Quand la vie reprend ses droits..

Et puis l’envie de bébé 2 s’est quand même faite sentir, et j’étais déterminée à ne pas revivre cela. Je ne le pouvais tout simplement pas.

Alors cette fois j’ai pris les devants: yoga prénatal, chant prénatal, lectures, auto-hypnose. Et j’ai découvert un monde! Un monde où tout est lié: nos croyances et nos capacités, notre corps et notre mental, notre intention et notre attention. Je me sentais à la fois Christophe Colomb qui découvre l’Amérique, et à la fois juste un maillon sur la grande chaîne de la vie.

Et j’ai pratiqué, pendant toute ma grossesse.

Je vous laisse imaginer comme le vécu de mon 2ème accouchement a été différent. Accouchement physio, 4h à la mater, bébé et maman en forme, équipe parentale top. Et sentiment de fierté +++! (C’était au passage mon expérience de ‘transe’ la plus puissante de toute ma vie! )


C’est fou comme les photos du 1er et du second séjour à la maternité sont différentes. Je n’étais tout simplement pas la même personne.


Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est transmettre des clés aux femmes et aux parents pour éviter ce que j’ai/nous avons vécu. Parce qu’en tant que parent, on ne profite pas de son/ses enfant(s) de la même manière qu’on se sente 6 pieds sous terre ou qu’on se sente aligné avec ce qu’on vient de vivre (Et quand je dis aligné, je ne crois pas que l’accouchement physiologique soit un grâal en soi. Je veux dire en ayant le sentiment d’avoir fait du mieux qu’on pouvait, en s’étant senti en lien avec notre bébé et notre partenaire.) Et que cela influe sur la qualité du lien d’attachement de notre bébé.


Il existe de superbes outils, dont le retraitement d'information traumatique (RITMO), de libération émotionnelle, qui permettent de rétablir une communication interne, à l'écoute de nos besoins, de notre corps, de nos émotions. J'aime partager mon approche de l'hypnose comme un outil de dialogue avec soi-même, qui nous connecte à la fois à toutes nos ressources, nos capacités, et qui possède une qualité créatrice qui ouvre le champ de tous les possibles.

Influer sur les générations futures

Permettre aux femmes de se ré-approprier un vécu d'accouchement douloureux ou traumatique, pouvoir les aider à se sentir alignée avec cet épisode extra-ordinaire de leur vie, c'est influer sur l'histoire qu'elles transmettront à leurs enfants, au travers de la famille. C'est donner une autre tonalité au récit qu'elles s'en font, et permettre au petit être qui vient au monde d'avoir un/des parents qui vont bien. C'est leur permettre d'être en lien fort et confiant avec leurs capacités.


Vous êtes enceinte et vous avez 3 min? Voici un questionnaire qui est fait pour vous, pour me permettre de créer l'accompagnement dont vous avez envie/besoin pour bien vivre votre accouchement.

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