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C'est l'histoire d'un noeud


Je veux te parler de ce noeud, dans la gorge, tu sais, cette boule dure qui coince, ce truc qui monte à chaque fois que t’essaies de parler de ce que tu as vécu.


Ce truc qui vient à chaque fois que t’y penses, même quand tu préfères ne pas en parler..

En un instant, c’est là.

T’as la voix qui change un peu, une lueur triste dans le regard.

C’est là. Et tu préfèrerais pas.

Tu voudrais pas que ça marche comme ça.

Tu voudrais une histoire différente.


Ce souvenir désagréable, tu voudrais qu’il soit bien loin.


Tu voudrais pouvoir dire que c’est autre chose qui s’est passé.

Tu ravales comme tu peux cette boule avant qu’elle ne t’asphyxie, tu cherche à garder les yeux secs, tu ignores la fissure dans ton coeur et la foule de sentiments qui la traversent.


Ce truc là, tu l’as vécu il y a plusieurs mois, plusieurs années même peut-être.

Pourtant ça pique encore, bien fort. Ça fait encore monter les larmes, ça te laisse un gout amer..

Et tu cherches à faire taire tout ça, t’essaies de le tenir à distance, mais ça te rattrape, comme une boucle qui ne s’arrête pas.


J’ai connu ça aussi.

C’était il y a presque 10 ans.

La première grande souffrance de ma vie, finalement. Ça a piqué terriblement fort.

Je me suis sentie très seule dans cette boucle.

J’étais entourée, j’avais une adorable petite fille, un mari, une famille et des amis.. mais dedans c’était Beyrouth. Rien n’avait de sens.


J’ai fait comme j’ai pu, j’ai ravalé la boule 1000 fois.

J’ai mis des pansements là où j’aurais eu besoin d’un garrot. J’ai cru que c’était ça, devenir mère.

En fait, ça, c’était le début.

Le démarrage d’une histoire, la fin d’une autre aussi.

Quelle ironie.. souffrir de ce qui devrait amener de l’amour et de la joie, souffrir de ce que l’on a et que tant d’autres voudraient..

Souffrir, ça rend difficile le fait de profiter de ce qui est là.

Comment trouver du plaisir dans ce qui est pénible? C’est tellement lourd d’avancer avec ça, seule dans ta boucle.


On m’a dit un jour: « La souffrance est dans la solitude qui l’accompagne ».

Ne reste pas seule.

Tu ne peux pas transformer ton passé, mais je peux t’accompagner pour ne plus en souffrir intensément.

D’autres chapitres t’attendent.

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